Autour de Derème

CXLVII

...Et pourtant j'aime les roses,
Le feuillage et les amours
Et bien d'autres belles choses
Qui ne durent pas toujours.

Durer, durer...Rien ne dure.
Accourez, comparaisons!
Rappelons que la verdure
Pas ne dure que trois saisons.

Tout passe et cela n'est pas ce
Que les gens ont dit assez;
Ils ont écrit que tout passe
Et leurs livres sont passés,

Sauf certains; et les miens, Muses,
Dureront-ils plus longtemps
Qu'une voix de cornemuse
Qui se perd sur les étangs?...

extrait du poème CXLVII de la Verdure Dorée

 

XIX

Et tu disais : Vous tous qui souffrez d’insomnie,
Pour goûter au repos que le sort vous dénie,
Mélangez le tilleul et le suc de pavot.
Et si de votre mal nul philtre ne prévaut,
Il demeure un remède héroïque et suprême :
Lisez sur l’oreiller quatre vers de Derème.
                                          Petits Poèmes, Tristan Derème 1910. 

Pistes biographiques

Mardi 13 février 2007 2 13 /02 /2007 10:45

Tristan Derème, Philippe Huc de son vrai nom, naît à Marmande le 13 février 1889. Sa famille est d’origine béarnaise. Les diverses mutations de son père, officier dans l’armée, l’entraînent à résider dans de nombreuses villes : Bayonne, Nantes, Agen… Sa carrière dans les Contributions directes fait de même : Agen, Castres, Cazères sur Garonne (31), Arreau (65), Paris. L’armée lui fera découvrir Tarbes et Toulouse. Et, lorsqu’il quittera l’administration, alors en poste à Paris, ce sera pour devenir le secrétaire d’un député des Hautes-Pyrénées, Armand Achille-Fould, qui lui fera faire des allers-retours réguliers entre Paris et Tarbes. A cela il faut rajouter la maison familiale de Saint-Pée d’Oloron (64) et les tournées de conférences qu’il affectionnait et nous obtenons un « grand » voyageur qui a laissé de nombreuses traces écrites et qui a beaucoup œuvré pour le rayonnement de la Poésie Française.

Il sera journaliste, chroniqueur, poète, essayiste, collaborera à de nombreuses revues et journaux, parmi les plus connues: le Divan, La Muse Française, Lisez-moi, le Figaro, l’Illustration. Il devient membre de la Pléiade en 1922, reçoit le Grand Prix de l’Académie Française en 1938.

Dès l’âge de 17 ans il publie sa première plaquette de poèmes, et il meurt le 24 octobre 1941 âgé de 52 ans à Saint-Pée d’Oloron laissant derrière lui plus d’une soixantaine de recueils et d’ouvrages. On retient généralement de lui son recueil de poèmes, La Verdure Dorée, paru en 1922 et un ouvrage de référence dans la littérature pour enfants, Patachou Petit Garçon en 1929. On retient aussi et surtout  sa contribution au mouvement des Poètes Fantaisistes.

Tous ses ouvrages sont aujourd’hui épuisés et font les délices pour l’ensemble de leurs qualités de certains bibliophiles. On peut toutefois trouver chez un éditeur régional une sélection de ses poèmes, et chez un autre, une réédition « confidentielle » de Patachou.

A suivre…

 

 

 

Par pancrace broucas - Publié dans : Pistes biographiques
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Isidore Ducasse
1846-1870
Georges Dazet
1852-1920

LAUTREAMONT
Une Jeunesse Tarbaise

RE-EXPOSITION
17 18 19 Octobre 2008
Lycée Théophile Gautier
Tarbes

  Pour la première fois réunis,
un ensemble de documents, livres, photos et dessins autour de la figure d'Isidore Ducasse, alias le Comte de Lautréamont et de son condisciple Georges Dazet,
inspirateur des Chants de Maldoror.
Quatre documents inédits seront présentés pour la première fois.
Le caractère unique de cette manifestation permettra de mettre en exergue l'influence de Dazet dans la vie et l'oeuvre de Ducasse.

Dossier de presse dans la rubrique "pages" ci contre.

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