Il y a presque 100 ans, Derème à Tarbes.

Publié le 12 Décembre 2006

Il faut remercier les collectionneurs qui un jour, acceptent de partager leur trésor (sinon franchement à quoi cela servirait-il ?). Voilà donc que Jean Dupuy nous propose de découvrir sa collection de cartes postales et d’images anciennes tarbaises mise en texte par Claude Larronde, historien et chroniqueur, dans leur ouvrage : Il y a 100 ans…Tarbes, éditions Pyrémonde 2006, 24,95€. 350 pages pour un voyage au début du XXème siècle, avec chacune d’elles comme invitation à de nouvelles recherches et de nouvelles découvertes.

Evidemment, avec l’image, difficile de rendre compte de l’activité littéraire dans la ville à cette époque et nous ne leur en tiendrons pas rigueur.  Surtout que nous avons l’apparition de Colette avec le témoignage de sa venue pour un de ses spectacles, le 23 avril 1910 au Caton, célèbre salle tarbaise. (On peut d’ailleurs retrouver les dates de cette tournée dans une des annexes de la biographie de Colette par Claude Pichois et Alain Brunet).

Et Tristan Derème dans tout cela ? Et bien simplement « 1910 » et « les Pyrénées ».

>1910. C’est cette année qu’il changera de vallée sans changer de département. D’Arreau dans la vallée de la Neste, entre Lannemezan et Saint-Lary, où il était depuis quelques mois, contrôleur des contributions directes, il arrive à Tarbes, vallée de l’Adour, pour y effectuer dès septembre (1910 donc) son service militaire au 12ème d’infanterie.
D' Arreau, Tristan Derème, nous fera plus tard le décor d’un court récit poético humoristique, la plaisante mort de M. Decalandre, qui paraîtra le 24 octobre 1912 dans le quotidien des Hautes-Pyrénées, Les Pyrénées.

>Les Pyrénées. Ce quotidien local, dont le siège était au 10 rue de Gonnes à Tarbes, en face du Théâtre des Nouveautés, utilisé comme source de l’ouvrage de Larronde et Dupuy, reprenant notamment faits divers et actualités tarbaises, a eu comme journaliste et chroniqueur, Tristan Derème en 1912 et 1913.,

 

 

 

Trouvé cet article dans la revue régionaliste de Pau:

   Dans France Pyrénées du 3 décembre 1941, Tristan Derème se souvient de ses débuts de journaliste en province :

« A 8 heures, il convient de courir à la mairie : l’état civil copié, on enlève les bulletins où se trouvent inscrites les nouvelles municipales. Au commissariat de police, on peut s’instruire des tapages nocturnes, des morsures canines et des feux de cheminées. Retour au journal, où le téléphone par l’intermédiaire d’une agence apporte les dernières nouvelles de la nuit. Petit exercice de rédaction rapide…Il est 9 heures, la linotype répand toujours son vacarme ; au premier étage on compose à la main les annonces…Il nous manque 100 lignes…On bouche un trou…Ouf ! Le journal est achevé… On tire… Il est 10h20. »

 

 

 

 

 

 

Aparté : tout cela est je vous l’avoue bien résumé (il y aurait à dire sur Les Pyrénées, sur la mort de Decalandre, sur 1910, sur son service militaire) et je vous promets de revenir dans quelques temps, avec quelques détails supplémentaires sur différents point abordés ici. Vous pouvez d’ailleurs orienter mon propos le cas échéant en osant quelques commentaires.

 

 

 

 

Rédigé par pancrace broucas

Publié dans #Tarbes

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Jean-Yves Béguec 18/12/2006 06:42

Bonjour,
C'est en charchant Tristan Derême sur le web que j'ai découvert votre site.
 En effet Patachou petit garçon, livre délicieux, faisait partie des textes servant à l'apprentissage de la lecture en CM1 dans les années cinquante, dans un livre de classe édité par hachette. J'ai 60 ans. Je n'ai jamais cessé de vouloir  le texte original et complet, surtout. J'ai fini par le découvrir au hasard d'un bac à 5 F de Joseph Gibert (Paris), en réédition.
Je suis convaincu que ce livre, et d'autres de Derème, enchanteraient les amateurs de Gallica numérique.
Cordialement

pancrace broucas 18/12/2006 18:00

Bonjour cher Jean-Yves. Je sais que Patachou a été réédité il y a quelques années aux éditions Atlantica, Bayonne, grâce à l'action d'un professeur passionné, Daniel Aranjo.  Je n'ai jamais eu cet ouvrage dans les mains, je ne peux pas vous dire si cette édition est intégrale. Pour ma part j'ai une édition de 1929. Pour pratiquer fréquemment l'achat sur internet, je vous propose de  consulter le site www.livre-rare-book.com, on y retrouve des éditions anciennes de Patachou fréquemment.
Je suis d'accord avec vous: délicieux est le terme. Derème avait une prose parfaite, aussi simple qu'excellente et d'un accès facile. Je vous remercie de m'avoir envoyé un commentaire.
A bientôt