Autour de Derème

CXLVII

...Et pourtant j'aime les roses,
Le feuillage et les amours
Et bien d'autres belles choses
Qui ne durent pas toujours.

Durer, durer...Rien ne dure.
Accourez, comparaisons!
Rappelons que la verdure
Pas ne dure que trois saisons.

Tout passe et cela n'est pas ce
Que les gens ont dit assez;
Ils ont écrit que tout passe
Et leurs livres sont passés,

Sauf certains; et les miens, Muses,
Dureront-ils plus longtemps
Qu'une voix de cornemuse
Qui se perd sur les étangs?...

extrait du poème CXLVII de la Verdure Dorée

 

XIX

Et tu disais : Vous tous qui souffrez d’insomnie,
Pour goûter au repos que le sort vous dénie,
Mélangez le tilleul et le suc de pavot.
Et si de votre mal nul philtre ne prévaut,
Il demeure un remède héroïque et suprême :
Lisez sur l’oreiller quatre vers de Derème.
                                          Petits Poèmes, Tristan Derème 1910. 

Lundi 5 mai 2008

   Nous parlions voilà déjà deux ans de son poème, Le fus-tu ?, mis en chanson par Yvette Guilbert. Une découverte récente, nous a révélé que notre fantaisiste qui fut le grand ordonnateur des fêtes artistiques de Cauteret dédiées à Alfred de Vigny, le 5 septembre 1926, avait recomposé pour l’occasion une « Barégeoise » (hymne de la ville de Barèges) qui fut interprétée par les Troubadours montagnards de Tarbes. Nous la recherchons pour l’instant sans succès.

Une rapide recherche par ailleurs nous enseigne que quelques uns de ses poèmes furent aussi mis en musique :

-         Par Jacques Ibert, quatre poèmes sortis de La Verdure Dorée :

Comme j’allais couvert de la poussière du voyage…

Tiède Azur

Cette grande chambre

Personne ne saura jamais

-         Par Maurice Imbert, cinq poèmes aussi de La Verdure Dorée

Hélas, je ne sais pas si des enregistrements de ses chansons ont été réalisés, aussi imaginons et comme nous sommes en mai, quelle aurait pu être la mélodie de Personne ne saura jamais :

 

Personne ne saura jamais
Que je te vis cueillir des roses
Au mois de mai
Sur les rosiers aux étiquettes de bois jaune
Par un ciel bleu comme ta robe.


Personne saura jamais
Que tu fus douce à ma colère
Au mois de mai,
Que tu pleurais dans un bouquet de violettes,
Que les larmes mouillent tes lèvres.


Personne ne saura jamais…
Trop transparentes libellules
Au mois de mai…
Ton léger souvenir s’enfuit comme une plume
De tourterelle au clair de lune.

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

extraits...

Isidore Ducasse
1846-1870
Georges Dazet
1852-1920

LAUTREAMONT
Une Jeunesse Tarbaise

RE-EXPOSITION
17 18 19 Octobre 2008
Lycée Théophile Gautier
Tarbes

  Pour la première fois réunis,
un ensemble de documents, livres, photos et dessins autour de la figure d'Isidore Ducasse, alias le Comte de Lautréamont et de son condisciple Georges Dazet,
inspirateur des Chants de Maldoror.
Quatre documents inédits seront présentés pour la première fois.
Le caractère unique de cette manifestation permettra de mettre en exergue l'influence de Dazet dans la vie et l'oeuvre de Ducasse.

Dossier de presse dans la rubrique "pages" ci contre.

Rechercher

cree son blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus