
Tristan Derème project
...Et pourtant j'aime les roses,
Le feuillage et les amours
Et bien d'autres belles choses
Qui ne durent pas toujours.
Durer, durer...Rien ne dure.
Accourez, comparaisons!
Rappelons que la verdure
Pas ne dure que trois saisons.
Tout passe et cela n'est pas ce
Que les gens ont dit assez;
Ils ont écrit que tout passe
Et leurs livres sont passés,
Sauf certains; et les miens, Muses,
Dureront-ils plus longtemps
Qu'une voix de cornemuse
Qui se perd sur les étangs?...
extrait du poème CXLVII de la Verdure Dorée
Et tu disais : Vous
tous qui souffrez d’insomnie,
Pour goûter au repos que le sort vous dénie,
Mélangez le tilleul et le suc de pavot.
Et si de votre mal nul philtre ne prévaut,
Il demeure un remède héroïque et suprême :
Lisez sur l’oreiller quatre vers de Derème.
Petits Poèmes, Tristan Derème 1910.
Nous parlions voilà déjà deux ans de son poème, Le fus-tu ?, mis en chanson par Yvette Guilbert. Une découverte récente, nous a révélé que notre fantaisiste qui fut le grand ordonnateur des fêtes artistiques de Cauteret dédiées à Alfred de Vigny, le 5 septembre 1926, avait recomposé pour l’occasion une « Barégeoise » (hymne de la ville de Barèges) qui fut interprétée par les Troubadours montagnards de Tarbes. Nous la recherchons pour l’instant sans succès.
Une rapide recherche par ailleurs nous enseigne que quelques uns de ses poèmes furent aussi mis en musique :
- Par Jacques Ibert, quatre poèmes sortis de La Verdure Dorée :
Comme j’allais couvert de la poussière du voyage…
Tiède Azur
Cette grande chambre
Personne ne saura jamais
- Par Maurice Imbert, cinq poèmes aussi de La Verdure Dorée
Hélas, je ne sais pas si des enregistrements de ses chansons ont été réalisés, aussi imaginons et comme nous sommes en mai, quelle aurait pu être la mélodie de Personne ne saura jamais :
Personne ne saura jamais
Que je te vis cueillir des roses
Au mois de mai
Sur les rosiers aux étiquettes de bois jaune
Par un ciel bleu comme ta robe.
Personne saura jamais
Que tu fus douce à ma colère
Au mois de mai,
Que tu pleurais dans un bouquet de violettes,
Que les larmes mouillent tes lèvres.
Personne ne saura jamais…
Trop transparentes libellules
Au mois de mai…
Ton léger souvenir s’enfuit comme une plume
De tourterelle au clair de lune.
Isidore Ducasse
1846-1870
Georges Dazet
1852-1920
LAUTREAMONT
Une Jeunesse Tarbaise
EXPOSITION
Journées du Patrimoine 20-21 septembre 2008
Lycée Théophile Gautier
Tarbes
Pour la première fois réunis,
un ensemble de documents, livres, photos et dessins autour de la figure d'Isidore
Ducasse, alias le Comte de Lautréamont et de son condisciple Georges Dazet,
inspirateur des Chants de Maldoror.
Quatre documents inédits seront présentés pour la première fois.
Le caractère unique de cette manifestation permettra de mettre en exergue l'influence de Dazet dans la vie et l'oeuvre de Ducasse.
Dossier de presse dans la rubrique "pages" ci contre.