Mercredi 16 janvier 2008
3
16
/01
/2008
18:31
Cette sculpture du poète réalisée par sa fille Judith, se trouvait depuis plus de cent ans dans le Jardin Massey de Tarbes,
sa ville natale. Elle a disparu de son socle depuis plusieurs mois. Vol, collectionneur, fétichisme, restauration? Mystère. Nous attendons donc dans l'angoisse le retour du buste
fugueur ou tout au moins quelques nouvelles.
Socle sans Théophile, jardin Massey de Tarbes.
En attendant méditons les vers parmi les plus célèbres de notre poète:
Tout passe. - L'art robuste
Seul a l'éternité.
Le buste
Survit à la cité.
…
(ext de l’Art, Emaux et Camées, de Théophile Gautier, 1852)
Et nous de rajouter un extrait d’une chronique de Tristan Derème sur quelques jeux poétiques :
« … Il me souvient de la strophe la plus célèbre de Théophile Gautier où notre cher Fagus avait pris plaisir à glisser les deux
mots : « chanta Gautier », comme l’on grave au flanc d’une maison le nom de l’architecte :
Tout passe. L'art robuste
Seul a l'éternité,
Chanta Gautier : le buste
Survit à la cité.
(Midi, L’escargot bleu, Bernard Grasset 1936)
Plus de buste, plus de cité? Tarbais ! Méditons…